Yoann Tricault (43ème série) : « Je me suis battu jusqu’au bout, monter au mât c’est ma grande fierté ! »

15 Août 2026 | Edition 2026

C’était une traversée marquée par beaucoup de pétole. J’ai complètement raté ma stratégie au moment de monter dans la dépression, j’en suis entièrement responsable, et j’ai subi les calmes par la suite. C’était interminable : pendant trois jours, j’ai l’impression de m’être pris 60 milles dans la vue chaque jour.

J’ai aussi eu un peu de casse, mais je repars avec une vraie satisfaction personnelle. Je m’étais juré de ne jamais monter au mât… et je l’ai fait ! Privé d’aérien, j’ai pris sur moi pour grimper là-haut, et cette réparation m’a énormément servi dans la pétole. C’est ma grande fierté de la course.

Même si mon objectif initial d’accrocher la première moitié du tableau s’est envolé après mes erreurs du début, j’ai essayé de me battre jusqu’au bout. Ce n’était absolument pas du simple convoyage : je suis resté à fond pour continuer à naviguer et profiter de la course. Ce matin, en voyant Justine à l’AIS, je me suis dit qu’il y avait un coup à jouer, et je l’ai doublée sur la ligne d’arrivée !

Je retiens aussi la première étape : c’était de la haute vitesse que je découvrais avec le bateau, et l’arrivée sur les îles des Açores était tout simplement magnifique. Le classement de l’aller correspondait parfaitement à ce que je venais chercher, n’ayant pas la prétention de viser un top 5.

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