« Le bateau et moi n’avons rarement été aussi prêts. » Après deux ans d’attente et trois saisons à affûter ses armes sur le circuit Mini, Yann Ponsot s’apprête enfin à franchir un cap. Libéré de ses impératifs professionnels le temps d’un été, le skipper du Mini 1094 livre ses dernières impressions à la veille du grand départ.

« A 24 heures du départ, je me sens vraiment bien. Tout est prêt, j’en suis juste à faire quelques ajustements pour tout peaufiner, du simple surplus, mais franchement je suis plutôt pas mal. Je suis exactement là où je voulais être et j’ai rarement été aussi prêt avant une course ; le bateau n’a lui-même rarement été aussi prêt. Après, on verra ce que ça donne sur l’eau.
C’est ma troisième saison en Mini, mais c’est ma première vraie grosse course au large. J’ai déjà participé à de nombreuses épreuves du circuit avec des formats de quatre ou cinq jours, mais c’est la première fois que je m’élance sur une traversée aussi longue et qui va aussi loin. Il y a deux ans, j’étais resté sur liste d’attente pour cette même course, à une époque où il y avait encore énormément de monde sur les listes.
La météo s’annonce top. Je n’étais pas particulièrement inquiet de toute façon, tout me convenait, mais je suis à la fois rassuré, très content de partir et impatient.
Dans la vie, je suis kinésithérapeute à Paris. La période de mi-juillet à mi-août était idéale pour me libérer par rapport à mon activité professionnelle. Pour ce qui est de la Mini-Transat en ligne de mire, je n’en sais rien pour l’instant. Cela commence à prendre beaucoup de temps et d’argent, surtout du temps. On verra déjà comment se déroule cette étape, puis nous aviserons l’année prochaine pour savoir si je continue avec l’association et si mon sponsor m’accompagne un peu plus.
Cette année, c’est d’ailleurs la première fois que je cours pour une association : il s’agit de CésAm, qui accompagne des personnes polyhandicapées. Sept d’entre elles sont venues voir le bateau hier matin sur le ponton avec leurs accompagnants. C’était un moment très sympa et très chouette, ils étaient ravis et moi aussi. Ça donne vraiment du sens à la démarche. Je sais que je ne suis pas là pour gagner la course, alors cela apporte une vraie valeur ajoutée et je sais qu’ils vont beaucoup me suivre. »




