Xavier Macaire, parrain de la Mini Atlantique

19 Juil 2026 | Edition 2026

La 11ème édition de la Mini Atlantique est soutenue par un parrain d’exception : Xavier Macaire. Le skipper Sablais a en effet remporté l’édition 2010 en série et se dit très attaché à cette épreuve.  

C’est une course importante dans une carrière ?

Ah ouais, c’est une super course, elle est géniale ! Déjà parce que c’est du large, mais sous un format assez simple où tu n’as pas un retour cargo ou un convoyage hyper compliqué. C’est de la vraie course océanique, c’est cool. Et puis, il y a du monde : je crois qu’il y a 68 bateaux, c’est sympa. En plus, Les Sables-d’Olonne, c’est un super port de départ et d’arrivée, et Horta est un super port d’escale. C’est une formule parfaite.

Avant de démarrer en Mini, je suivais déjà cette course en me disant qu’elle avait l’air géniale. Sur ma troisième année de Mini, j’ai pu y participer et je l’ai gagnée, donc j’étais super content.

Et tu avais gagné dans quelles conditions sur les deux étapes ?

J’ai de super souvenirs. On avait eu des conditions météo vraiment hyper favorables avec du portant à l’aller et du portant au retour. Je sais que ce n’est pas le cas à toutes les éditions, il peut y avoir des étapes au près, plus dures et plus éprouvantes. Enfin, ce n’était pas de tout repos non plus ! On avait quand même du vent à l’aller comme au retour, donc c’était du portant assez sportif, assez tonique.

On avait mis sept jours et demi pour aller aux Açores. Au retour, j’ai mis six jours et demi pour revenir aux Sables-d’Olonne. C’était vraiment rapide. À l’aller, j’avais fini au coude-à-coude avec Davy Beaudart qui avait fini juste devant moi. Au retour, j’ai fini loin devant les bateaux de série et j’étais super bien placé : troisième au scratch avec les protos.

Le souvenir que j’en ai, c’est le retour. C’est la course de pure régate où j’ai le moins dormi de toute ma carrière de solitaire. Sur six jours et demi, j’ai dû dormir six ou sept heures au total. J’ai poussé à l’extrême pour pouvoir tenir le rythme dans la brise et rester sous spi dans 30 à 35 nœuds de vent. Je me souviens que je me pinçais, je me foutais des claques, je me versais de l’eau sur la figure pour essayer de rester éveillé, à la barre, et continuer de tenir.

C’est une course formatrice ?

Oui, hyper formatrice en termes de météo, de test de soi-même pour se jauger, se préparer et gérer son endurance. C’est un super format. En plus, on est super bien accueillis aux Sables et à Horta. C’est aussi un voyage puisqu’on va sur les îles, on a un peu de temps de repos pour en profiter là-bas. C’est à la fois un voyage, une vraie course océanique à proprement parler, et une étape hyper importante pour l’entraînement et la progression.

Qu’est-ce que tu dis aux skippers avant le départ ?

De prendre du plaisir, de faire attention à eux, de s’éclater. J’espère qu’ils vont tous trouver ce qu’ils sont venus chercher.

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