Le skipper a franchi la ligne d’arrivée de la 2e étape en 5e position chez les Proto ce lundi 12 août à 11h13’06’’ (heure française). Il a mis 7 jours 19 heures 13 minutes 06 secondes pour boucler cette 2e étape. Son temps de course cumulé sur les deux étapes est de 17 jours 19 heures, 11 minutes 10 secondes.

Timothée Villain-Amirat (756 – Speedy Maltese) : « Cette 5e place sur cette deuxième étape fait très plaisir mais j’ai trouvé que c’était vraiment très dur. A l’aller, il y avait eu des moments très bien et d’autres très durs. Là, c’était tout le temps dur. J’étais parti pour attaquer et c’est ce que j’ai fait mais dix heures après le départ j’ai eu des casses. Cela m’a fait perdre de vue le groupe avec lequel j’étais. En fait, ma bastaque s’est dégainée. Le mât est parti sur l’avant et ensuite il y a eu pas mal de problèmes en chaîne. Juste avant, un de mes safrans s’était relevé, ce qui m’avait fait faire un empannage chinois. Ensuite, mon spi médium s’est déchiré. Vu la course qu’on a eue, ça a été un peu déstabilisant mais comme le mât était toujours sur le bateau, je suis tout de suite reparti en me disant que ça aurait pu être vraiment pire.
J’ai réparé tout ce que j’ai pu le lendemain matin et je suis reparti avec les Série de tête. Stratégiquement, ça a été hyper intéressant mais je savais que je ne pouvais pas aller très nord sans mon spi médium. J’ai donc tactiqué différemment. Je suis resté à la barre tout le temps parce que sous spi max, j’étais surtoilé constamment. En plus je savais que j’aurai des problèmes d’énergie à l’arrivée. J’ai fini à la règle Cras et au bout de papier pour rejoindre les Sables d’Olonne. Je n’ai pas dormi du tout lors des deux jours. J’en ai bavé tout le long. Je savais que je partais sur une étape où je voulais me donner à fond. Il n’y a, pour finir, pas eu de plaisir. J’ai beaucoup pleuré pendant toute la course mais à présent je savoure. Le bateau est vraiment super. Franchement, c’est vraiment une bombe. Il va vraiment vite et il est sain. »



