Confronté à des calmes exaspérants au cœur de l’Atlantique, le skipper Belge a su surmonter les moments de doute pour mener à bien sa course tout en gérant son diabète au quotidien.
C’était l’une des épreuves les plus dures de ma vie. Les deux ou trois jours sans vent, c’était très, très, très dur ! Heureusement qu’on était quelques-uns ensemble au milieu de nulle part. C’est à la fois terrible et délicieux : tu te réveilles le matin, il n’y a pas un pet d’air, mais tu as un lever de soleil magnifique avec des dauphins… Ça fait râler parfois, mais ça reste d’incroyables aventures.
Je voulais prouver qu’on pouvait accomplir de grandes choses en vivant avec le diabète, et c’est fait ! Pour être tout à fait honnête, ça a été plus facile de gérer mon diabète que de gérer la navigation. La course au large est tellement complexe et exige de penser à tant de détails que rajouter ce paramètre dans l’équation, ce n’est pas si dément. J’encourage vraiment toutes les personnes atteintes de diabète ou d’une maladie chronique à oser et à essayer !



