Thimothée Villain-Amirat (756 – Speedy Maltese), 8e Proto à Horta (avant jury)

29 Juil 2024 | Edition 2024

Le skipper a franchi la ligne d’arrivée de la 1ère étape en 8e position chez les Proto ce lundi 29 juillet à 12h58’04’’ (heure française). Il a mis 9 jours, 23 heures 58 minutes 40 secondes pour boucler cette 1ère étape. Son écart avec le premier est de 2 jours 45 minutes 01 seconde.   

Timothée Villain-Amirat (756 – Speedy Maltese) : « Ça fait super plaisir d’arriver. Je me suis longtemps demandé si je savais toujours faire marcher le bateau quand je suis resté tanké 15 heures à Terceira ! J’ai mis du temps à repartir et ensuite je me suis retrouvé au près. Je n’avais plus rien pour capter la météo et plus d’instrument pour jauger le vent. De nuit, c’était très dur de se rendre compte de ce qui se passait. J’avais vraiment l’impression de ne pas avancer. Il y avait beaucoup de courant. Il fallait le prendre en compte et ça a participé à brouiller un peu mes sens. C’était un peu déprimant.

J’étais très à la bourre et très à l’arrache pour arriver à prendre le départ de la course. Clairement, je savais que l’arrivée aux Açores pouvait être très technique mais je n’ai pas eu le temps de planifier beaucoup de choses. Ici, le courant n’est pas du courant de marnage, c’est juste l’Atlantique qui bouge. Pour bien faire, il faut sans doute mieux connaitre les effets de site et savoir naviguer autour des îles. C’est pourtant de là que je viens mais là, j’ai été remis humblement à ma place ! C’était bien violent mais sinon le reste de la course avant d’arriver là était quand même assez fantastique.

Je me suis fait bien plaisir et bien peur. Ça a enchainé fort. Le rythme était assez élevé. La cadence de ceux de devant était impressionnante. Jusqu’au premier front, j’étais avec eux mais à un moment ils sont partis. Ce n’était que le deuxième jour et je n’avais pas envie de casser mon bateau. Je les ai simplement laissés partir. Le passage au large du cap Finisterre a vraiment été très fun mais par petites sections pour moi car ça allait très vite et j’ai perdu le bout-dehors deux fois. J’ai dû regréer tout. Je me suis fait super peur et super mal en réparant. Il n’empêche que je suis arrivé là. C’est super et ce n’est que la première moitié du parcours. Le retour ne peut être que plus facile. Il y aura un petit peu de travail pour remettre le bateau parfaitement en état mais, heureusement, rien de trop grave. »

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