« C’était un peu long sur la fin, mais on s’est bien tiré la bourre avec Hortense sur le 527. C’était vraiment cool d’avoir de la motivation et quelqu’un contre qui se battre. L’arrivée était éprouvante, surtout quand il a fallu contourner l’île de Pico : j’ai cru que je n’allais jamais y arriver ! Le vent n’arrêtait pas de refuser et n’était pas du tout sud-ouest, je ne comprenais plus rien. Mais sur la toute fin, le vent a tourné juste ce qu’il fallait pour me permettre d’abattre, et c’était plein pot vers la ligne !
J’ai vraiment adoré cette étape. J’ai eu pas mal de galères, mais dans la descente au portant ça a envoyé du lourd : je crois que je n’ai jamais été aussi vite sous spi, c’était incroyable ! Malgré des phases plus solitaires, savoir qu’on était deux pointus à se batailler bord à bord tout au long de la traversée et à pouvoir échanger, c’était super rassurant.
Côté bateau, j’ai eu des pépins d’étanchéité et de pilote automatique, ce qui fait que je n’ai fait qu’écoper pendant toute la course ! J’ai même dû enlever des mousses d’insubmersibilité pour faire des réparations et m’arrêter à plusieurs reprises. Mais à chaque fois, je repartais à fond. Un peu de travail mécanique m’attend sur le voilier, mais maintenant je vais pouvoir me poser et profiter d’Horta ! »



