Auteur d’une fin de parcours inspirée dans les îles après avoir essuyé des grains à 40 nœuds et déchiré son spi dès le premier jour, le jeune Breton s’empare d’une deuxième place très prometteuse en série. Fatigué mais aux anges, il raconte son sprint final, la vitesse folle des bateaux et son impatience d’attaquer la suite.
« Ça s’est bataillé jusqu’au bout ! Quelle course intense et exigeante… Huit jours en solo, je peux vous dire que ça tire sur le physique. Sur les trois dernières nuits, on n’a quasiment pas fermé l’œil entre le passage de la dorsale et un petit coup de front avec des grains à 40 nœuds. C’était un rythme de dingue.
Pour être honnête, je ne me voyais vraiment pas arriver deuxième. J’étais un peu largué au classement, mais sur la fin, j’ai eu la bonne inspiration. Je me suis bien placé et le bateau a bien glissé dans la molle au niveau de l’archipel. Je suis super content du résultat ! Maintenant, l’objectif est simple : du repos, un bon gin to’ et profiter de ces magnifiques îles.
Sur ce genre d’épreuve, ce n’est pas tant la place sur la première étape qui compte, mais le temps au classement général. Il vaut largement mieux finir 5ᵉ à 10 minutes du premier que 2ᵉ avec 24 heures de retard ! Là, les écarts sont très serrés, ce qui promet un match incroyable pour la deuxième étape. J’ai hâte !
Et puis, quelle satisfaction d’apercevoir ces îles à l’arrivée hier… C’est magnifique.
J’étais juste passé l’hiver dernier sur l’île la plus à l’est, mais seulement 24 heures. Je n’avais pas vraiment eu le temps d’en profiter. Là, on a quelques jours devant nous, ça va être beaucoup plus sympa. J’ai hâte que tous les copains arrivent pour qu’on fête ça.
J’ai déchiré le grand spi dès le premier matin, ce qui était un peu galère. La grande voile s’est aussi ouverte sur 4 ou 5 mètres, plus deux ou trois petits détails. Mais c’est incroyable de voir à quel point ces bateaux sont solides ! On leur a mis une pression monumentale. J’ai fait des pointes de vitesse complètement folles et des moyennes hallucinantes. Sur l’eau, c’était engagé.
Après le cap Finisterre, on était un groupe d’une dizaine de bateaux, tous sous spi, plein gaz. Ça partait dans tous les sens, c’était énorme ! Personne ne voulait rien lâcher. Les bateaux sont devenus vraiment fiables et ils vont extrêmement vite. »



