Robinson Pozzoli (1026 – UOUM), 4e Proto à Horta ( avant jury)

28 Juil 2024 | Edition 2024

Le skipper a franchi la ligne d’arrivée de la 1ère étape en 4e position chez les Proto ce dimanche 28 juillet à 04h48’34’’ (heure française). Il a mis 8 jours, 15 heures 48 minutes 34 secondes pour boucler cette 1ère étape. Son écart avec le premier est de 11h58’32’’.   

Robinson Pozzoli (1016 – Uoum) : « C’était une course en deux étapes pour moi. La première, avec le vent fort, dans le front et au cap Finisterre, c’était vraiment bien. J’ai fait un gros départ à l’abattée après la DST, ce qui m’a fait perdre Marie (Gendron) et un peu le flux de vent, mais derrière, ça allait très très vite, c’était vraiment cool. Ensuite, je pense que j’ai pris de mauvaises décisions. Je n’arrivais pas à me positionner sur l’eau. Je comprenais bien le système mais je ne savais pas s’il fallait que je rentre dedans ou pas. Après, je n’ai fait que courir après les autres. Ça a été une course un peu difficile pour moi. Le bateau est cabossé et le bonhomme aussi. J’en avais marre à la fin. J’ai passé trois nuits à moitié dans la pétole. Je sais que j’ai pris la mauvaise décision en restant près des îles mais comme j’étais derrière, il fallait que je tente un truc. Je voyais qu’il y avait le front et que ça ne passait pas. Bref, c’est comme ça. Hier, je n’avais pas beaucoup de vent : entre 5 et 6 nœuds toute la journée. Ce n’est pas ce que j’étais venu chercher. J’ai malgré tout trouvé le vent fort et le bateau a été magnifique dans ces conditions. On a été très vite. Sur cette phase, je n’ai rien cassé. Tout ce que je pète, c’est après, par frustration je pense. Je suis allé trop vite dans les manœuvres. C’est comme ça. Je suis à ma place, 4e, comme un peu toute l’année. Il y a beaucoup d’abandons, je n’ai pas le droit d’être déçu. Le front, c’était magnifique, franchement, j’ai adoré. Je ne m’attendais pas à une réaction aussi cool du bateau. Carlos (Manera Pascual), Julien (Letissier) et Adrien (Machandise) ont abandonné. J’avais beaucoup de tristesse à chaque fois que j’entendais que ça tombait. Lors des cinq derniers jours, je n’ai vu ni entendu personne. Je suis resté je ne sais pas combien d’heures entre les îles et je me suis dit que ma course était tuée avec un classement au temps. C’est comme ça. Il va me falloir une bonne nuit pour apprécier. »

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