Pour ses débuts au large, Riccardo Gnocchi a affronté les conditions spartiates d’un Proto ancien et un blocage de trois jours dans la pétole. Rassuré en découvrant sa 6ᵉ place au ponton, le skipper retient une aventure humaine et maritime marquante avec un groupe de baleines.
« C’est vraiment sympa de retrouver les potes ! C’était ma toute première fois au large. Bon, mon bateau est vraiment humide, ça, j’en ai bien pris conscience ! Sur des voiliers un peu anciens comme le mien, la vie à bord n’est pas de tout repos, mais ça reste une magnifique expérience. Sur l’eau, ça a été le jeu de l’accordéon : j’ai perdu du terrain, j’en ai rattrapé, puis perdu à nouveau… C’est le jeu de la course ! En tout cas, je suis super content parce que je m’imaginais être le tout dernier. Quand j’ai compté les mâts en rentrant au port et que je n’ai pas vu tant de drapeaux que ça, je me suis dit : « OK, ça va ! »
Pendant la traversée, j’ai passé trois jours complets bloqué dans la pétole sans réussir à faire avancer le bateau, je ne sais pas trop pourquoi. Mais hier soir, dans les îles, ça a enfin remarché. Je me suis calmé, j’ai trouvé le bon rythme et j’ai même aperçu un groupe de baleines, c’était super cool. Ce balancement permanent entre l’esprit de compétition et le côté aventure, c’est vraiment génial.
Côté matériel, j’ai juste cassé de bricoles facilement réparables. On a trois ou quatre jours devant nous pour bricoler et profiter d’un petit air de vacances. Et puis, au niveau humain, j’ai navigué pendant trois jours juste à côté de mon ami Jean-Baptiste avec qui je m’entraîne : c’était un super moment de partage. Le bilan est très positif, je suis vraiment satisfait ! »



