J’avais pourtant bien joué au départ ! Mais à un moment, en faisant un empannage, j’ai entendu un grand « BOUM ! ». J’ai cru que j’allais démâter. En réalité, c’était le safran bâord qui ne tenait plus. Le bateau est parti à la faute, s’est couché et le spi est tombé à l’eau.
À partir de cet instant, la course était terminée pour moi. J’ai pris le temps de réfléchir, de me concentrer et je me suis demandé comment j’allais pouvoir rentrer. Je suis passé en mode « convoyage retour ». J’ai passé toute une nuit à dormir et à méditer sur la situation : c’est là que j’ai décroché du reste de la flotte.
Ensuite, je suis passé par le nord et j’ai passé quatre jours totalement seul sur l’eau. J’ai bien fini par recroiser quelques bateaux sur la fin, mais je ne pouvais plus vraiment rivaliser ni jouer avec eux.



