Le skipper a franchi la ligne d’arrivée de la 1ère étape en 5e position chez les Série ce lundi 29 juillet à 06h30’05’’ (heure française). Le skipper a mis 9 jours, 17 heures 30 minutes 05 secondes pour boucler cette 1ère étape. Son écart avec le premier est de 21 heures, 27 minutes, 44 secondes.

Pierrick Evenou (966 – Seeds – Bekina) : « Je ne croyais pas du tout à cette 5e place parce que quand j’avais écouté le classement il y a trois-quatre jours, avec Thomas (Biasse), on était assez loin. On était en plus persuadés que le groupe du sud allait nous passer devant. Quand on a entendu à la vacation d’hier qu’on était 4e et 5e, on s’est dit que c’était trop cool. Personnellement, ça m’a permis de remettre du charbon et de ne rien lâcher même si à deux milles de la ligne, je me suis retrouvé à l’arrêt complet. A présent, je suis trop content d’être là et j’ai trop de trucs à raconter !
Comme je n’avais plus d’aérien, ça a été très compliqué. Je l’ai perdu dès le deuxième jour, dans le front. Il s’est cassé en deux et il est tombé dans l’eau. Ça n’a pas été évident parce que ça m’a demandé de barrer beaucoup et de dormir très peu pour essayer de tenir la cadence des bateaux de devant. Au bout du compte, je suis content d’avoir réussi à faire la course dans cet outil.
Il y a encore quelques heures, on était au près en train de glisser sur mer plate, avec des dauphins, et de longer la côte. D’un coup, je me suis retrouvé à l’arrêt complet, en train de péter un câble. C’était fou ! Il s’est passé trop de trucs ! Je n’ai jamais puisé autant d’énergie en moi. Je ne pensais pas que c’était possible d’aller aussi loin dans ses propres ressources.
Ça a vraiment été hyper intéressant. J’ai appris plein de trucs, notamment sur le bateau, parce que, mine de rien, le fait de naviguer sans aérien, ça demande à savoir d’où vient le vent d’une autre manière, d’apprendre à régler ou de faire des siestes différemment. J’avais une petite appréhension sur la BLU et la stratégie météo et en fait ça s’est trop bien passé. J’étais hyper content de voir que les options que je choisissais fonctionnaient. L’idée, maintenant, c’est de trouver un aérien, de réparer les deux, trois petites bricoles que j’ai cassé car ce n’est pas fini. Il y encore la deuxième étape et rien n’est joué. Je peux encore aller chercher un podium donc je ne vais rien lâcher jusqu’au bout ! »




