Paul Cousin (981 – AFP Group Biocombustibles), 10e Série à Horta (avant jury)

29 Juil 2024 | Edition 2024

Le skipper a franchi la ligne d’arrivée de la 1ère étape en 10e position chez les Série ce lundi 29 juillet à 16h53’47’’(heure française). Le skipper a mis 10 jours, 3 heures 53 minutes 47 secondes pour boucler cette 1ère étape. Son écart avec le premier est de un jour, 7 heures, 51 minutes, 26 secondes.

Paul Cousin (981 – AFP Groupe Combustibles) : « Avec Amaury (Guérin), on avait bien commencé la course, fidèles à nos postes. On avait clairement pris l’échappée. Ensuite, il y a eu un petit « split » au niveau du cap Finisterre. Il va falloir débriefer. Partir au sud, c’était mon plan de départ. Je ne sais pas du tout ce qu’on fait les autres. Je suis resté à portée d’AIS avec Félix (Oberlé) pendant 24 heures après le passage du DST. On voyait bien que chaque Pôle avait son truc et je pense que je suis allé en butée. Le sentiment qui domine après cette étape ? J’ai fait le deuil pendant trois jours de ma place sur le podium. J’ai ruminé tout ce que j’avais à ruminer. Maintenant, on est là, il fait beau, ça a plutôt l’air d’être sympa. On va profiter puis préparer la suite parce que ça va vite arriver. Le podium n’est finalement pas si loin et je ne perds pas de vue que si des écarts ont pu se faire dans un sens, ils peuvent aussi se faire dans l’autre, même si c’est vrai que les situations dans le golfe de Gascogne sont plus stables qu’ici.

Ce que j’ai trouvé bizarre, c’était de ne pas trop savoir où étaient les autres. Je me suis fait des films avec les distances à l’arrivée. Je savais que les autres étaient au nord mais pas où exactement. En plus, la météo, ça a vraiment été n’importe quoi. Toutes les infos qu’on recevait à la radio étaient contraires à la réalité. Au bout d’un moment, on était obligé de tout prendre avec des pincettes. Pour ma part, j’ai fini par « swicher ». Je me suis mis en mode « route directe ». J’ai arrêté de jouer des coups et d’aller chercher des évènements dont la probabilité qu’ils aient lieu était infime. Encore aujourd’hui, on attendait des trucs et ils ne se sont pas du tout produits. Ça n’a vraiment pas été évident.

A présent, il faut regarder la cartographie, comprendre ce qui s’est passé puis se concentrer sur la deuxième manche, pas forcément pour gagner mais pour montrer qu’on a compris et qu’on a tiré les leçons de la première étape. Même si cette Les Sables – Les Açores – Les Sables était l’objectif de la saison, l’objectif du projet reste la Mini Transat l’année prochaine. C’est maintenant qu’il faut se planter et pas dans un an ! »

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