Nicolas Le Coz, 7ème : « C’est la course la plus dure que j’ai jamais faite »

30 Juil 2026 | Edition 2026

Septième de la catégorie Série au terme d’une course acharnée, Nicolas Le Coz aura dû puiser dans ses réserves. Handicapé par une panne d’aérien précoce, il revient sur cette traversée exigeante, courue en grande partie à la barre, et sur la victoire d’un mental qui n’a jamais flanché.

« J’ai eu un souci d’aérien trois heures seulement après le départ — un problème que je n’avais jamais eu depuis que j’ai le bateau. C’est comme ça, c’est la vie ! Au reaching, ça allait encore, notamment sur les premières heures. Mais dès qu’on partait au portant VMG ou au près, c’était très compliqué.

Je n’ai pas du tout pensé à faire demi-tour. C’est arrivé trois heures après le départ, on venait de passer Yeu et j’étais déjà à 30 milles des Sables-d’Olonne. Rentrer, ça voulait dire que la course était finie. C’était soit je continuais en pilotant le bateau au compas en lui donnant juste le cap, soit je rentrais. Mais je ne voulais pas abandonner. Je savais que j’avais une chance de m’en sortir en me battant, même si niveau performance et fatigue, c’était bien plus dur pour tenir la cadence.

Naviguer sans aérien, cela implique d’abord qu’on a zéro information sur la force et la direction du vent. Pour la réflexion stratégique, c’est très handicapant. Mais le plus embêtant, c’est qu’on ne peut plus régler le pilote automatique pour qu’il tienne un angle par rapport au vent. Quand on fait du tout-droit, ça va. Mais au portant ou au près — et on en a eu pas mal sur les derniers jours —, dès que le vent varie, le pilote ne réagit pas à ta place. Il faut être à la barre en permanence pour ajuster.

Malgré tout, je suis content ! Mentalement, ce n’était pas tous les jours facile, c’est clairement la course la plus dure que j’ai jamais faite sur le plan mental. J’ai eu du mal à comprendre la météo par rapport à ce qui était annoncé, et il y a eu de gros moments de bas… Mais aussi de magnifiques moments, comme cette arrivée magnifique ce matin devant les îles. »

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