« Ça ne s’est pas tout à fait passé comme je l’avais prévu… J’ai eu beaucoup de casse au début qui m’a empêché de naviguer comme je le voulais. J’ai essayé de réparer, j’ai passé plusieurs nuits à la cape pour remettre le bateau dans un état correct afin qu’il puisse repartir de façon saine et pérenne. À un moment je n’y croyais plus et j’ai fait demi-tour, mais j’ai fini par trouver des solutions. Je suis là et c’est le principal : il y a une deuxième étape qui arrive !
Quand tu fais demi-tour, tu passes par tous les états : il y a de la colère, de la tristesse, du déni, puis de l’acceptation. Mais au final, ça valait vraiment le coup d’insister.
Une fois reparti, avec 300 milles de retard dès la deuxième vacation, je savais que le match pour le classement était plié. Mon objectif était de naviguer proprement, d’arriver en forme pour la deuxième étape et avec un bateau en meilleur état qu’au départ.
Au niveau des pépins, le vérin était complètement bloqué, son support est tombé et la barre s’est cassée, donc la direction était très compliquée dès le début. J’ai fait des empannages incontrôlés sous pilote dans 30 nœuds qui m’ont fait bien flipper. C’est pour ça que j’ai passé une nuit à la cape pour dormir et éviter de prendre des décisions trop hâtives. Mais je suis reparti et j’ai rallier l’arrivée, donc c’est cool ! On a quatre jours pour tout remettre en ordre. »



