À la base, je ne voulais pas trop la faire cette deuxième étape ! Mais au final, ça s’est très bien passé, beaucoup mieux qu’à l’aller. Déjà parce que tous les problèmes techniques de mon bateau étaient réglés : je n’avais plus ce stress perpétuel de me demander ce qui allait casser. Et puis, si quelque chose devait péter aux Açores, c’était la galère pour réparer, alors que là, on rentrait à la maison en France.
Ensuite, il y avait du monde avec moi sur l’eau quasiment tout le long, ce qui faisait vraiment plaisir. Côté tactique, la deuxième dépression nous a permis de remonter sur un groupe qui était bloqué devant dans la pétole. On s’en est vraiment bien tirés !
Les dernières 48 heures n’ont pas été simples : entre les molles et le vent qui rentrait par intermittence, je voulais à tout prix préserver l’avance qu’on avait accumulée. J’étais en permanence sur le pont, aux aguets, et j’ai très peu dormi. Sur la fin, le vent est remonté et les bateaux plus récents sont repartis plus fort, mais j’ai réussi à limiter la casse.
C’est une super aventure et un très bel accomplissement personnel. Je suis super content d’être arrivé et d’avoir réussi ce truc un peu fou ! La Mini Transat ? Je m’étais dit non au départ, mais je vais réfléchir… Rien n’est décidé pour le moment !



