Mathis Bourgnon (934 – LILIWIP), 6e Proto à Horta (avant jury)

29 Juil 2024 | Edition 2024

Le skipper a franchi la ligne d’arrivée de la 1ère étape en 6e position chez les Proto ce lundi 29 juillet à 3h09’23’’ (heure française). Il a mis 9 jours, 14 heures 09 minutes 23 secondes pour boucler cette 1ère étape. Son écart avec le premier est de 1 jour, 14 heures, 56 minutes 20 secondes.   

Mathis Bourgnon (934 – Liliwip) : « J’ai adoré la première partie de la course, là où ça bombardait bien, au reaching. C’était très sympa ! L’arrivée a, elle, été un peu compliquée, un peu dans des airs Lémaniques, au près, sous gennak. Il fallait manœuvrer dans tous les sens. J’avoue que je ne comprenais pas trop ce qui se passait. J’essayais juste de faire du bord rapprochant mais je me suis un peu arraché les cheveux. Je me suis dit que je n’allais jamais arriver ! (Rires) Quand j’avais un bon bord, j’espérais qu’il m’emmène jusqu’à l’arrivée et ça ne durait jamais longtemps. Quand le vent a pris de la droite, j’ai pensé passer entre Sao Jorge et Pico mais je me suis dit que j’allais me mettre dans le pétrin et j’ai vite fait demi-tour. J’ai tenté un truc mais qui n’a pas fonctionné.

Au niveau du DST du cap Finisterre, pas longtemps après que je croise Robinson (Pozzoli) à l’AIS, j’ai empanné. Ça a commencé à bien avionner. Je me suis dit « ça y est, c’est parti, ce sont mes conditions, j’adore ! ». J’ai affalé le spi max et au moment où j’ai voulu envoyer le médium, alors que j’ai une sécu qui empêche normalement que le tangon descende, une vague à tout arraché. Après, j’ai coupé la pièce en deux puis j’ai emboité la partie la plus épaisse dans la plus petite et ça m’a fait un petit tangon pour finir. Je ne pouvais plus mettre le spi max et c’était vraiment galère pour le spi médium mais au moins le gennak passait bien. De ça, j’étais content. Ensuite, j’ai eu des problèmes de bloqueurs. Ceux que j’ai à bord sont un peu vieux et ils m’ont pété un peu tous mes bouts. J’ai été obligé de faire des nœuds fixes un peu partout.

Avec ce problème de tangon, j’avoue que ça a été une course un peu frustrante pour moi quand même. Au final, peu importe que je termine 6e. Le kiff, c’était vraiment le début. Là, ça gazait bien mais une fois que j’ai eu cassé mon tangon, j’ai su que je n’avais plus mes chances. J’ai continué mais la motiv’ n’était plus trop là. Maintenant, je vais essayer de réparer. J’aurais bien aimé battre le record des 24 heures. Peut-être sur la deuxième étape ! »

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