Arriver au coucher du soleil, c’est quand même une belle satisfaction ! C’est nettement plus sympa que d’arriver à 7 heures du matin comme sur la première étape. Nicolas (Cousy, ndlr) est venu m’accueillir pour récupérer le bateau, et là, je vais enfin pouvoir rejoindre les copains pour la soirée.
La fin de course a été particulièrement longue. Je suis tombé dans la pétole et j’en ai eu énormément. Voir les copains s’échapper au fur et à mesure, c’était vraiment dur psychologiquement. Pourtant, le début était incroyable : les grands bords sous spinnaker, c’était juste génial ! La couleur de l’eau aux Açores est magnifique, et ça a duré jusqu’au cap Finisterre. Après le cap, ça s’est gâté… Heureusement que le vent est bien rentré sur la fin, avec un long bord de 300 milles au près débridé. Les milles défilaient enfin !
Pendant ces 10 jours de mer, quand l’ennui arrivait dans les calmes, le fait d’avoir du monde autour réconfortait : on se dit qu’on est tous dans la même galère. C’était ma toute première grande expérience du large. Pendant la pétole, je me disais plus jamais, mais quand je pense aux alizés avec du vent portant et de la glisse, ça donne franchement envie d’y retourner !



