De la sortie tonique du golfe de Gascogne au passage d’un front vigoureux avant l’archipel, le navigateur a vécu une traversée complète et exigeante. Très impressionné par la vue lointaine des sommets açoriens, il retient surtout le plaisir d’avoir pratiqué la véritable course au large : la cartographie papier et l’analyse des bulletins météo.
« Ça fait très plaisir d’arriver ! Mine de rien, on met du temps à arriver dans l’archipel parce qu’on le voit de très, très loin. On aperçoit le début des îles et on se dit qu’on est arrivés, mais comme l’île fait 2000 mètres de haut, on la voit forcément de très loin ! Faire le tour pour arriver à Horta, c’est encore un petit voyage en soi, donc je suis trop content.
La course était folle ! La sortie du golfe de Gascogne s’est faite dans des conditions hyper toniques, ça a bien secoué à bord. J’ai appris qu’un concurrent avait démâté à ce moment-là et franchement, ça ne m’étonne pas. Après, toute la descente pour atteindre la latitude des Açores était géniale.
Ce que j’avais sous-estimé et que j’ai adoré, c’est le travail de pure navigation : recevoir les bulletins météo, se repérer sur une carte papier, analyser la position des systèmes météo pour se placer et tricoter là-dedans. C’est quelque chose qu’on ne fait pas sur les petites courses en Bretagne. Je ne sais pas si c’est ce que j’ai réussi de mieux, mais c’était vraiment marrant et gratifiant à faire. Enfin, on s’est fait cueillir par le front juste avant les Açores… Bref, on a eu de tout : du vent fort, de la pétole, du médium.
Côté matériel, le bateau est à 100 % nickel, zéro casse ! J’ai juste fini mon pot de beurre de cacahuètes qu’il va falloir remplacer, mais sinon tout est parfait ! »



