Je ne suis pas du tout content du résultat, je visais nettement mieux. Je suis surtout soulagé d’arriver, car je n’ai pas vraiment pris de plaisir sur cette étape.
Dès le départ, je déchire mon grand spinnaker. Je vois immédiatement tout le monde partir comme des avions pendant que je me retrouve scotché avec le spi médium, qui n’était pas du tout adapté. Avec ce retard accumulé d’entrée, j’ai pris un gros coup au moral. Ensuite, pendant sept jours, je n’ai vu personne, ni sur l’eau ni à l’AIS. J’étais très loin au classement et je n’étais plus du tout dans le rythme de la course. Je me suis simplement concentré sur un objectif : ramener le bateau à bon port, et basta. Je visais un top 8, donc je suis très loin de mes attentes, d’autant que la première étape ne s’était déjà pas très bien passée.
Mais il faut retenir le positif : l’objectif premier, que j’avais un peu perdu de vue avec la déception, c’était de me qualifier pour la Mini Transat. En franchissant la ligne aux Sables-d’Olonne avec le bateau intact, c’est chose faite ! J’ai désormais assez de milles au compteur. C’est ce qu’il faut garder en tête : on va bosser dur cet hiver, et je reviendrai plus fort l’été prochain pour tout casser !



