Inspiré par le skipper du Vendée Globe Denis Van Weynbergh, le Bruxellois Timothée Froment s’aligne sur sa toute première course au large en solitaire. Au-delà du défi sportif, ce fonctionnaire de 35 ans embarque avec lui un message d’espoir pour tous les malades atteints de diabète de type 1.

Pour sa première saison sur le circuit Mini, Timothée Froment ne fait pas les choses à moitié. C’est à la suite de l’arrivée de son compatriote belge Denis Van Weynbergh aux Sables-d’Olonne que le déclic s’est produit. Un coup de tête, un bateau acheté grâce au soutien de ses proches, et voilà ce trentenaire propulsé au départ de sa première grande aventure en solo.
Mais pour Timothée, ce projet revêt une dimension toute particulière :
« J’ai monté un projet qui est un peu plus articulé autour du diabète que de la compétition, parce que je suis diabétique de type 1. J’essaie de montrer qu’on peut faire des trucs un peu chouettes malgré la maladie. »
Gérer sa santé au milieu de l’océan
Naviguer au large en solitaire avec un diabète demande une organisation millimétrée. En Classe Mini, les téléphones portables sont strictement interdits à bord. Or, toutes les données médicales de Timothée y étaient centralisées. Il a donc dû adapter son système de suivi: « J’ai désormais un boîtier électronique sécurisé, fourni par la firme pharmaceutique, qui me permet de suivre mes glycémies à bord sans enfreindre les règles de la classe. »
Entre Bruxelles et Concarneau
Dans la vie de tous les jours, Timothée est fonctionnaire à Bruxelles. Pour vivre son rêve, il a mis sa vie professionnelle entre parenthèses grâce à une interruption de carrière de quatre mois et demi, enchaînant les allers-retours avec le pôle d’entraînement de Concarneau où est basé son bateau. Le timing est d’ailleurs serré : « La remise des prix de la course a lieu le 15 août, et je reprends le travail le 17 août ! »
Si la Mini Transat reste son objectif ultime, le skipper garde les pieds sur terre. Sans l’appui de nouveaux partenaires financiers pour structurer son projet l’an prochain, l’aventure devra s’arrêter à la fin de l’été. En attendant, c’est avec un enthousiasme débordant qu’il s’élance au large, bien décidé à prouver que la maladie n’est pas un frein aux grands espaces.



