Basé à Lorient, le skipper Joseph Cloarec s’apprête à disputer le plus grand défi de sa saison en solitaire : la Mini-Atlantique. Après un début de saison idéal – marqué par plusieurs podiums et une victoire au Trophée Marie-Agnès Péron (MAP) –, cet ingénieur en bâtiment, désormais marin à plein temps, s’attaque à son premier grand morceau en solitaire.

« C’est ma première saison en solitaire. J’ai fait pas mal de double avant, que ce soit en Figaro, en Mini ou en Class40. Cette année, c’était l’occasion de se lancer un peu, de voir ce que ça donnait d’aller tout seul en mer. C’est quand même une épreuve sacrément différente du double.
Je suis très satisfait de ce début de saison : il y a eu de bons résultats, plusieurs podiums et une victoire au Trophée Marie-Agnès Péron (MAP), donc ça c’était cool. Ça permet aussi d’avoir son propre projet, de naviguer et d’inviter les copains à bord.
On a un projet assez cool parce qu’on est en double : je monte ce projet avec Louise Comont. On représente l’association 50-50 et on est super contents. Le fait d’être à deux permet de regrouper les forces, de diviser les tâches, de faire en sorte que chacun apporte ses points forts et de se soutenir aussi quand c’est un peu dur.
Faute de budget, le projet s’arrête après la Mini-Atlantique. On n’a pas réussi à regrouper assez de partenaires pour nous suivre dans l’aventure. C’est un peu le jeu mais c’est déjà bien d’avoir réussi à faire cette saison.
On est contents d’avoir trouvé l’association 50-50 qu’on représente, parce qu’on s’entend super bien avec Nathalie Grubac, qui la dirige. Ça nous tenait à cœur : vu qu’on n’avait pas de gros sponsors affichés, on s’est dit qu’on allait afficher une cause qui nous représente bien. C’est pour l’égalité homme-femme. Comme Louise et moi formons un binôme homme-femme, on voulait montrer qu’on est sur un pied d’égalité et qu’en tant que marin, ça ne change rien d’être un gars ou une fille.
Je n’ai pas vraiment d’objectif sportif. Je m’étais fixé des objectifs sportifs sur les régates d’avant-saison parce que c’est un truc que je maîtrise mieux et que j’ai l’habitude de faire. Là, une régate aussi longue tout seul, je n’en ai jamais fait, donc je ne sais pas comment je vais réagir. C’est sûr que si j’arrive à faire un bon résultat, je serai super content, mais j’y vais surtout pour apprendre sur moi-même et voir si le solitaire au long cours me plaît vraiment. »



