« C’était une étape complètement folle, à l’opposé de la première ! Pas forcément en matière de conditions météo — car c’était tout aussi dur et rapide au début, nous étions trempés —, mais en termes de sensations. J’ai pris un plaisir immense, j’ai adoré cette traversée retour !
Je suis parti dans un état d’esprit totalement différent. J’avais envie de profiter : j’ai pris le temps de lire et d’écouter des podcasts, tout en réglant soigneusement le bateau. Quand ça mouillait dehors lors du reching dans 20 nœuds de vent, je suis resté 48 heures à l’abri dans ma bannette sous pilote automatique. Cela m’a permis de préserver mon moral. Ensuite, la traversée du golfe de Gascogne a été magique. Avec mon bateau, dès qu’il y a au moins 3 ou 4 nœuds de vent, il avance et ne reste jamais scotché. Les ciels et les couchers de soleil étaient exceptionnels, sans un seul nuage.
Forcément, il y a une petite pointe de déception sportive car j’aurais aimé jouer le podium. Mais dès le premier jour, j’ai eu des soucis matériels qui m’ont fait perdre 40 milles que je n’ai jamais pu combler par la suite.



