Contrainte de faire demi-tour vers Les Sables-d’Olonne deux heures seulement après le départ suite à une casse de sous-barbe, Emma Meilhat a dû repartir avec 80 milles de retard. Grâce à une assistance efficace au port et à une belle ténacité sur l’eau, la navigatrice est parvenue à rattraper des concurrents jour après jour.
« Après un beau départ plein d’intensité et d’émotions, deux heures plus tard, pendant qu’on se tirait bien tous la bourre, j’ai cassé la cadène de sous-barbe. J’ai pris la décision de rentrer aux Sables plutôt que de faire toute la course sous grande voile et foc. C’est vrai que ça a été dur de repartir, mais j’ai eu un comité d’accueil aux Sables qui a été hyper efficace et ils ont fait ça super bien : j’ai pu repartir dès 1h du matin ! Bon, je n’étais pas très attaquante à ce moment-là, j’ai bien dormi, puis le but était d’arriver sans être trop fatiguée et dans un bon état psychologique.
Le début a été un peu dur parce que j’étais uniquement avec les éclopés, avec 80 milles de retard. J’ai vu Rémi, puis Guillaume qui avait son safran qui se faisait la malle, ça faisait un peu mal au cœur de les voir là. Mais à partir du moment où on a passé le cap Finisterre, j’ai commencé à sentir que je rattrapais vraiment les concurrents en forme. Ça fait du bien au moral ! Je me faisais une nouvelle cible tous les deux jours.
Jusqu’à l’arrivée, au final, comme quoi rien n’est jamais joué et il faut rester lucide. C’est trop bien d’être arrivée, c’est magique ! Les paysages sont à couper le souffle. Moi, j’avais juste une envie : rouler mon spi pour mieux voir l’île sous le vent parce que c’était trop beau. C’était magnifique ! »



