À deux jours du grand départ, la direction de course adapte le tracé de la deuxième étape. Objectif : éloigner la flotte de la péninsule Ibérique et éviter au maximum les interactions avec les orques.
Le top départ de la deuxième étape sera donné ce mercredi, mais le plan de jeu a été ajusté pour la sécurité des skippers. Initialement, les routages amenaient la flotte à raser les côtes espagnoles et portugaises — une zone particulièrement sensible où les interactions violentes avec les orques se sont multipliées ces dernières semaines.
L’actualité de la première étape est encore dans toutes les mémoires : Guillaume Wehrlen en avait fait l’amère expérience au large de ces côtes. Son Mini 6.50 avait été sérieusement endommagé lors d’une attaque, essuyant la destruction de ses deux safrans et des dégâts majeurs sur la coque. Un scénario que la direction de course souhaite éviter à tout prix pour cette deuxième étape.
Cap au large !
Pour protéger les marins et leurs voiliers sans dénaturer l’enjeu sportif, le parcours a été revisité tout en conservant une longueur théorique identique à celle prévue initialement.
Le nouveau tracé impose désormais aux concurrents :
- De laisser à tribord le Dispositif de Séparation du Trafic (DST) du Cap Finisterre,
- De laisser à tribord une bouée météo située au cœur du Golfe de Gascogne.
En s’éloignant des eaux côtières pour s’enfoncer davantage au large, la flotte évitera la zone critique. Les skippers vont devoir revoir leurs cartes et affûter leurs stratégies pour ce nouveau parcours qui s’annonce tout aussi exigeant.



