Côme L’Ollivier : « Tourner la page avec le sourire »

13 Août 2026 | Edition 2026

 » J’ai trouvé cette étape plus dure que la première. Déjà, parce qu’on part des Açores — un endroit absolument incroyable — pour rentrer aux Sables-d’Olonne, ce qui est un peu moins dépaysant ! Ensuite, le contournement de la dépression au début a été éprouvant : du vent constant entre 20 et 30 nœuds pendant trois ou quatre jours, où l’on est constamment trempé.

Pour ne rien arranger, je me suis fait piéger dès la première nuit dans le dévent de Terceira. Pensant être relégué tout au fond du classement, j’ai préféré couper les bulletins radio pour ne pas me déprimer. Je me suis dit : « Je fais ma course, je me donne à fond et je profite de mon bateau, on verra bien à l’arrivée. » Il y a deux ou trois jours, en entrant dans le golfe de Gascogne, j’ai finalement écouté le classement par curiosité : j’étais 27ème. Pas si mal ! Ça m’a reboosté pour tout donner sur le final et remonter jusqu’à la 23ème place.

Il y avait aussi la pression de la dorsale qui arrivait par l’ouest. Il fallait faire un maximum d’est pour aller vite : je suis bien remonté au nord dans la dépression puis, dès que le vent a basculé nord, j’ai piqué plein est. J’ai eu de la chance, c’est passé tout juste avant la molle !

C’est la fin de mon projet Mini. Je suis très heureux de terminer sur une super note et sur une épreuve aussi mythique que la Mini Atlantique. Je vais pouvoir tourner la page avec le sourire. »

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