« C’est un peu un truc de fou : on était aux Sables-d’Olonne et là, pouf, on se retrouve aux Açores au bout de huit jours, sans avoir pris l’avion !
Ce qui est très dur, c’est de ne pas savoir où est le vent, de ne pas savoir où sont les autres ni quelle est leur position (au nord ou au sud), et d’essayer de construire des stratégies. On avait des classements, mais ça ne voulait pas dire grand-chose. Le plus difficile pour moi a vraiment été l’absence d’informations météo précises : devoir prendre en permanence des décisions basées sur de simples bribes d’infos, c’était super dur mentalement.
Sinon, on a eu des conditions dantesques au début avec des surfs à 15 nœuds au niveau du Finistère. De mon côté, je n’ai pas cassé grand-chose : j’ai juste tapé une palette à un moment donné, il va falloir que je plonge pour vérifier qu’il n’y a pas de dégâts sous la coque.
Je m’attendais peut-être à être un peu plus devant pour jouer davantage le classement, mais pendant quatre jours je n’ai vu personne. C’est très dur de se motiver à rester performant quand on est seul au monde sans repère. Quand j’ai commencé à recroiser du monde près des Açores, ça m’a redonné un coup de boost pour tout donner. Au final, c’était vraiment une super course et je me suis bien amusé ! »



