Cédric Marc (1025 – Casper), 2e Série à Horta (avant jury)

28 Juil 2024 | Edition 2024

Le skipper a franchi la ligne d’arrivée de la 1ère étape en 2e position chez les Série ce dimanche 28 juillet à 22h43’58’’(heure française). Le skipper a mis 9 jours, 09 heures 43 minutes 58 secondes pour boucler cette 1ère étape. Son écart avec le premier est de 13h41’37’’.

Cédric Marc (1025 – Casper) : «C’est exceptionnel ! J’avais entendu à la vacation, depuis trois-quatre jours, que j’étais deuxième mais je savais aussi qu’il y avait du sud et du nord dans la flotte. J’étais persuadé, vu les prévisions, que ça passait sud. La surprise a été totale à l’arrivée. J’ai demandé aux personnes qui étaient sur la ligne combien de bateaux étaient arrivés. Elles m’ont répondu qu’il n’y en avait qu’un alors que je me disais que si j’étais 15e, ce n’était pas mal ! Je pensais vraiment que le Top 10, c’était mort. Ça faisait deux jours que j’étais là-haut, bloqué. Il n’y avait pas de vent. Je galérais.

On a eu un passage de front dès le début. Après, on a eu du gros temps. On apprenait les abandons et les casses de certains à la vacation. C’était assez stressant. Ça craquait à l’intérieur des bateaux, un truc de fou ! Après, au moment du passage de la dorsale, on ne savait pas s’il fallait continuer plus sud et la traverser plus loin. Au bout d’un moment, j’ai pris la décision de la traverser. Je pense que ça a été la bonne décision parce que ça a duré trois heures alors que ça aurait dû durer une dizaine d’heures.

A la fin, j’ai réussi à me dire que je faisais beaucoup de route en plus pour éviter les dévents énormes des îles. Je les ai subis pendant trois jours et je ne voulais pas rester tanké juste à l’arrivée. Au final, il y a tellement de choses à raconter ! J’ai fait plein de vidéos avec ma GoPro. Je n’en avais fait aucune sur les courses d’avant-saison et je pense que j’ai bien raconté ma course. Au bout d’un moment, je ne pouvais plus en faire : j’avais rempli ma carte SD !

Ce que je retiendrai ? La descente le long du DST du cap Finisterre. C’était vraiment fort. Je ne sais pas si certains ont tenu le grand spi mais moi je suis passé sous spi médium assez vite. Malgré ça, je faisais des surfs à 20 nœuds ! C’était assez impressionnant ! Ce que j’ai trouvé le plus particulier, c’est de ne jamais savoir où étaient les autres. Pendant trois jours, je n’ai eu personne à la VHF. Je me suis d’ailleurs rendu-compte que j’avais perdu mon antenne dans une vague. Je n’avais plus moyen de communiquer, jusqu’à ce que je retrouve Blaise (Ribon). Deux-trois heures avant l’arrivée, on se disait tous les deux que c’était foutu. J’ai trop hâte de l’accueillir et de lui dire « on a géré ! ». On est passé là où il fallait sans trop le savoir mais c’est trop cool, je suis trop content.

C’est vrai que j’ai gagné la Calvados Cup 3 récemment mais c’était spécial. Il y avait des conditions particulières et comme c’était juste avant cette SAS, beaucoup avaient décidé de faire l’impasse dessus pour préserver leur bateau. Ce n’était pas idiot parce que, de mon côté, j’ai cassé pas mal de trucs pendant la course. Là, finir deuxième, c’est exceptionnel. Si on m’avait dit ça au début du projet l’année dernière, j’aurais dit « jamais de la vie ! ». Je partais avec l’idée de faire milieu de tableau et là, depuis le début de saison, ce n’est que du bonheur ! » 

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