« Je n’ai pas vraiment eu le temps de profiter : j’ai dormi, pris mon petit-déjeuner et appelé mes parents.
Je les avais déjà appelés hier soir en arrivant, mais certains étaient déjà en contact avec eux et ils avaient reçu des vidéos de mon arrivée avant même que je pose le pied à terre. Je pense que cela les a beaucoup rassurés, tout comme le fait de les avoir au téléphone.
Je ne suis pas trop inquiète, ça va le faire. Normalement, nous avons enfin trouvé l’origine de la panne de l’aérien : c’est tout bêtement le capteur d’angle de barre qui déconne. Si ce n’est que ça, c’est rassurant. J’aurais peut-être pu trouver la solution toute seule, mais c’est toujours plus facile à dire après coup. Pour le pilote automatique, nous cherchons encore. Au pire des cas, je repartirai comme ça, mais j’espère trouver une solution d’ici là.
Côté ravitaillement, je n’ai pas encore trop réfléchi à la quantité de vivres à embarquer, tout dépendra du point météo. De toute façon, il faut vraiment que je me force à manger en mer. Même si j’ai passé beaucoup plus de temps sur l’eau que les autres concurrents, il me reste encore de la nourriture de la première étape pour cette même raison.
Malgré les galères, j’ai pris du plaisir sur cette première manche. Il y a eu plein de moments hyper sympas. Même à un moment où je me savais loin derrière, c’était trop bien : la couleur bleue de l’océan qu’on ne retrouve qu’au milieu de l’Atlantique, le ciel étoilé… Tout ça, c’était magnifique. Il y a évidemment eu des passages plus durs, mais je retiens surtout ces superbes moments. »



