Contrainte à une escale express à Horta puis freinée par des avaries au départ des Açores, Carla Henon Steck surmonte les difficultés pour signer une très belle seconde étape. Malgré un support d’outrigger cassé et un spinnaker déchiré dès les premiers milles, la navigatrice a su recharger ses batteries en mer avant de saisir sa chance dans la pétole.
« Ça fait un bien fou d’arriver en même temps que les autres, c’est tellement mieux comme ça ! Même si l’escale à Horta a été très courte, je ne m’y suis pas ennuyée une seconde et j’ai vécu plein de choses entre le départ des Sables-d’Olonne et ce retour.
Honnêtement, j’ai préféré cette deuxième étape. Pourtant au départ, les galères ont vite commencé : j’ai cassé mon support d’outrigger et j’ai déchiré mon spinnaker. Après ça, j’ai décidé de tout poser : j’ai dormi pendant 24 heures d’affilée sans me soucier du bateau, et franchement, ça m’a fait un bien fou. Les deux jours suivants, je ne suis pas beaucoup sortie non plus ; j’essayais de faire avancer le bateau, mais sans trop forcer.
Puis la pétole est arrivée. En voyant que les autres étaient englués à leur tour, ça m’a déclenché un déclic. Je me suis dit : « Je vais réussir à les rattraper ! ». J’ai produit une super remontée et j’ai pu refaire mon retard pendant qu’ils étaient bloqués. Quand j’ai commencé à entendre la tête de course échanger à la VHF, ça m’a fait un plaisir immense. C’était vraiment trop, trop bien ! »



