Arthis Espagnon : « Chaque chose en son temps : pour l’instant, j’apprends »

22 Juil 2026 | Edition 2026

La voile, chez les Espagnon, est une histoire de famille : avec un père ayant disputé les Jeux Olympiques, le jeune Arthis avait de qui tenir. Mais du haut de ses 20 ans, le marin rochelais entend bien tracer son propre sillage. Pour sa toute première grande course en plein Atlantique, il allie une envie débordante et une construction méthodique de son projet. Confidences d’un jeune espoir de la course au large.

 » C’est ma première vraie course au large après mon parcours de qualification. Cette fois, on passe au format course ! Il y a forcément un peu d’appréhension, mais j’ai surtout une énorme envie d’y aller, parce que cela fait maintenant un an que je prépare ça. Les Açores, c’est loin en distance, mais nous avons de belles conditions annoncées et les routages sont super pour l’aller. C’est vraiment l’occasion de naviguer dans de vraies conditions offshore, en plein milieu de l’Atlantique. Ça va nous changer de la navigation côtière !

La prise de météo via la radio BLU est aussi une nouveauté pour moi. C’est vraiment différent de ce dont j’ai l’habitude, je vais découvrir ce fonctionnement en mer, mais c’est un super entraînement et il n’y a plus qu’à s’y confronter.

J’ai baigné très jeune dans le milieu nautique grâce à mon père qui naviguait beaucoup. Dès l’âge de huit ans et jusqu’au collège, j’ai fait de la planche à voile. J’ai toujours veillé à concilier mes études et la voile dans le but, à terme, d’en faire mon métier et de devenir skipper professionnel. Comme je suis encore jeune, je voulais vraiment commencer par la base, et le circuit Mini est absolument parfait pour ça.

Mon objectif est de participer à la Mini-Transat l’année prochaine. Le départ se fera depuis La Rochelle — à la maison pour moi —, avec une arrivée à Bahia. C’est un super projet qu’il est bon de préparer au fur et à mesure. À plus long terme, j’aimerais pouvoir tout le temps naviguer et enchaîner avec une autre classe de bateau. Forcément, être ici, sur le ponton du Vendée Globe aux Sables-d’Olonne à côté des IMOCA, ça donne des idées et ça fait rêver ! Ça me ferait évidemment très plaisir de naviguer sur ces machines plus tard, mais j’ai envie de prendre mon temps. Je suis jeune, chaque chose en son temps : pour l’instant, j’apprends. « 

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