Le skipper a franchi la ligne d’arrivée de la 2e étape en 3e position chez les Série ce lundi 12 août à 15h33’42’ (heure française). Il a mis 7 jours 23 heures 33 minutes 42 secondes pour boucler cette 2e étape. Son écart avec le premier est de 3’32’’. Son temps de course cumulé sur les deux étapes est de 16 jours 19 heures, 36 minutes 03 secondes.

Antonin Chapot (1043 – Bip Bip) : « Cette deuxième étape a été plus dure que la première. Elle a été moins linéaire. On s’est pris trois fronts, deux dorsales, la dépression ibérique que personne n’attendait… ça a clairement été beaucoup plus complexe. Comme je suis parti dans le bon groupe dès le début, ça a fait la différence car ensuite je me suis tout de suite retrouvé bien placé. L’enchaînement s’est ainsi fait naturellement. Ça a été un peu dur de suivre Joshua (Schopfer) et Quentin (Mocudet) qui étaient pas mal à l’attaque, surtout sur la fin quand ils sont partis plus au nord. Moi, je ne voulais pas partir aussi nord. Je craignais les vents de sud-est potentiels dans le golfe de Gascogne. Je préférais ne pas m’exposer à ça, ni me bloquer possiblement avec le reste de la flotte qui arrivait par le sud. C’est pour cette raison que j’ai gardé une position un peu intermédiaire.
Deux podiums en deux étapes, c’est assez incroyable. C’est trop bien et ça concrétise sept-huit mois de travail intensif d’entraînement et de préparation. C’est vraiment trop cool ! Ce qui fait la différence sur la Les Sables – Les Açores – Les Sables, c’est que ce n’est pas une épreuve où l’on peut s’en sortir avec la vitesse comme sur les autres de la saison. Là, il y a tout un côté gestion de course qui est beaucoup plus complexe. Il faut savoir quand accélérer, quand temporiser et bien gérer son effort, ce qui est peut-être plus subtil. C’est une chose que je pense bien maîtriser et c’est pour ça que j’ai réussi à bien m’en sortir.
On s’est bien donné et on s’est bien battu. Je pensais que Josh s’était bien échappé. Quand il a passé la ligne, il était 30 milles devant moi. Malheureusement pour lui, il y a eu de l’air et on a comblé un peu l’écart. Je suis tellement heureux de ces deux courses. A l’aller, je me suis senti tout de suite à l’aise. Au retour, j’ai eu plus de mal à me mettre dedans mais néanmoins les automatismes sont revenus assez vite. Ça m’a prouvé que je pouvais me battre avec les meilleurs et les plus rapides sur la saison. Ce n’était pas forcément le cas sur les régates du début de saison. C’est évidemment de bon augure pour la suite et j’ai bien hâte même si je vais quand même prendre le temps de savourer cette victoire ! »



