Alexandre Demange a franchi la ligne d’arrivée de la 1ère étape en 2e position chez les Proto ce samedi 27 juillet à 13h45’23’’(heure française). Le skipper a mis 8 jours, 45 minutes 23 secondes pour boucler cette 1ère étape à une vitesse moyenne de 6,60 nœuds. Son écart avec le premier est de 1h32’20’’.

Alexandre Demange (1048 – DMG MORI Sailing Academy 2) : « L’objectif, c’était de finir. Pas forcément de me mettre la tête à l’envers mais de naviguer simplement et en sécurité. C’est ce que j’ai fait. Je n’ai jamais écouté les classements. Je n’en avais rien à faire. Mon but, c’était d’arriver à Horta, de faire des milles. Je voulais savoir ce qu’était le grand large et là, j’ai fait un beau plongeon dans le grand bain ! J’ai bien aimé. Il s’est passé des trucs dans tous les sens lors de ces huit jours de mer. J’ai fait le tour de mes émotions une multitude de fois et de manière intense. J’ai parfois eu du mal à les niveler. Il y a eu des hauts et des bas. J’ai ri aux larmes puis j’ai pleuré. J’ai eu une journée très compliquée. Mon spi est passé à l’eau et je n’ai fait que des départs à l’abattée. J’étais si épuisé que j’ai même pensé à me mettre à la cape pour me reposer mais finalement j’ai trouvé les ressources pour continuer. Au bout du compte, j’ai pris beaucoup de plaisir sur cette étape.
Avant le départ, j’avais été contrarié par des problèmes techniques. Des gens m’ont vraiment bien aidé mais je suis parti stressé comme ce n’est pas permis. Je ne m’attendais pas à ce que ça se termine aussi bien pour moi. Je m’attendais plus à devoir réparer le bateau tous les jours. J’ai pas mal bricolé quand même mais je me suis plaisir dans tout ça. Je me suis bien battu avec Marie (Gendron). Lorsque je suis parti dans le sud, je pensais être tout seul dans mon coin et je l’ai vue débarquer à l’AIS. C’était cool, on a pu parler un peu quand on était arrêté dans la pétole. A l’arrivée, je l’ai vue tomber dans la molle. J’ai pensé que c’était elle cette fois mais que ce serait moi la prochaine. A l’arrivée, ça a un peu été une surprise de découvrir que je terminais deuxième. Je savais malgré tout à peu près où j’en étais parce que j’avais lâché Rom-Rom (Romain Ven Enis) et Marie après le portant dans les alizés, mais je ne sais pas où je me situais exactement. J’étais focus sur ma stratégie. C’était franchement trop bien. Arriver aux Açores, c’est magnifique ! C’est incroyable, après six jours de mer, de découvrir des îles si hautes. Au final, j’ai seulement 1h32 d’écart avec le premier. Ça va bien matcher sur le retour ! C’est trop bien ! »




