Adrien Marchandise (Mini Lab) : Du « bateau-laboratoire » à la quête de revanche sur la Mini Atlantique

20 Juil 2026 | Edition 2026

Après une année passée à dompter sa machine et à en valider la fiabilité, le skipper de Mini Lab s’aligne de nouveau au départ avec de grandes ambitions. Entre innovations technologiques et soif de revanche après une édition contrastée il y a deux ans, Adrien Marchandise aborde la saison avec une confiance maximale et une envie débordante d’en découdre.

Mini Atlantique – Etape 1 – Les Sables d’Olonne – Juillet 2026

Le « bateau-laboratoire » passe à la vitesse supérieure

Véritable plateforme d’innovation, le Mini d’Adrien Marchandise continue de remplir son rôle de laboratoire flottant. En collaboration avec différents partenaires, le skipper teste cette année encore de nouveaux composants et des procédés de fabrication inédits directement soumis aux exigences du grand large.

Mais la grande nouveauté de ces derniers mois réside dans l’utilisation décomplexée de ses foils, installés au début de l’année dernière :

« L’an passé, l’objectif était surtout de valider la fiabilité, de vérifier que je n’allais pas « décapsuler » le bateau en deux », confie le skipper avec humour. « Aujourd’hui, j’ai beaucoup plus confiance, donc je tire davantage sur la machine. […] L’an dernier, j’étais dans l’appréhension. Maintenant, on peut faire le bourrin sans vergogne ! »

Désormais familiarisé avec le « mode d’emploi » de ses appendices, Marchandise se réjouit de retrouver un voilier en excellent état qu’il connaît par cœur, prêt à affronter les éléments.

Objectif Açores : Effacer les fantômes de Baiona

Au-delà du défi technologique, cette nouvelle saison résonne comme une revanche personnelle. Il y a deux ans, lors de la course Les Sables-Les Açores-Les Sables (SAS), son aventure avait brutalement tourné court au large du cap Finisterre après une collision avec un OFNI (objet flottant non identifié).

Une importante voie d’eau l’avait contraint à abandonner la course pour une escale technique forcée en Espagne. Si le skipper garde un souvenir teinté d’ironie de ses « vacances-réparations à Baiona au rythme du reggaeton », la frustration de ne pas avoir rallié l’archipel portugais reste entière.

Cette année, le cap est clair et l’état d’esprit conquérant : laisser les avaries derrière, exploiter le plein potentiel de ce Mini volant, et enfin aller au bout de l’aventure vers les Açores.

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